L'étranger venu d'ANTIPOLE a peu le loisir de rester immobile. Et quand il l'est où semble l'être, c'est souvent comme on vient de le voir une fréquentation de feu, de couleurs et de mouvement qui fait son existence.
C'est qu'il y a un lien particulier entre cette île et le lieu où il se trouve. Et ce feu, ces couleurs, ce mouvement général et constant font partie de ce fil.
C'est aussi ce fil dont sont tissées les femmes, dans leur complexion profonde, sans qu'une évidence immédiate puisse, dans un premier temps, en sauter aux yeux et au coeur de celui qui les fréquente sans s'y attacher vraiment.
Mais cela est certain.

Ce qui est certain également, c'est que cela pousse le voyageur d'ANTIPOLE à les rechercher, et surtout, à les aimer.

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