sábado, julio 29, 2006

Cent-unième bouteille



Le lendemain matin, nous avons gravi la très haute montagne située derrière la capitale et franchi un col menant à la Vallée-des-Joies, où s'étendent à perte de vue ces immenses glaciers qui font l'orgueil -et la ressource principale- de cette contrée.




Il retiennent en effet et en quelque sorte retraitent lentement l'ensemble des larmes usées de ce monde : une des plus vastes usines naturelles que l'on puisse concevoir...

Avec à son extrémité ce gigantesque déversoir d'où repartent à chaque instant ces masses revivifiées, appelées plus tard à abreuver les yeux et les langues : cette fois-ci non pour les larmes et les injures, mais pour le rire, pour les baisers !





Décidément, la réalité de ce monde n'est pas au bout de mes surprises.



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