sábado, julio 29, 2006

Cent-troisième bouteille

Le moment de mon départ est finalement arrivé.

Le vieillard avec qui je m'étais si bien entendu m'a offert en guise de cadeau d'adieu quelque chose qui m'a énormément touché : une nouvelle écharpe blanche qui remplacera avantageusement la mienne, assez défraîchie il est vrai par toutes ces traversées de nuages, de soleils et de pluies !

Et nous nous sommes séparés.



Au fait, juste au moment de partir, après les dernières embrassades, quelqu'un est venu me trouver.


Un jeune garçon. Il voulait me parler de mon rêve. De la forme de mon rêve.

J'ai d'abord été étonné. Mais pour lui non, pas de quoi, pas du tout de quoi s'étonner : ce cercle, c'était simplement la trace que faisait sur le sol ou ailleurs chacune de mes bouteilles, au moment où j'y glissais mon message.

Et donc, d'après lui, par ce signe tout simple, mon rêve lui aussi voulait m'en faire parvenir un, de message.

J'ai quitté ce pays comment dire... assez songeur.

Oui, assez songeur, pour le moins.


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