sábado, julio 08, 2006

Quarante-neuvième bouteille

Le soir, à la nuit tombée, nous sommes allés dans un immense pré situé assez curieusement au coeur même de la ville. Cela s'appelle un parc urbain, mais dans cette ville-là, et c'est normal au vu de sa situation, il a pour nom le Parc central. Il paraît qu'il est très célèbre.

En arrivant, je n'ai pas manqué d'être surpris : ni joueurs, ni morts ! Rien que des arbres centenaires et au milieu une immense pelouse tranquille en train de siroter son vert.


J'ai tout de suite été plein d'admiration pour le travail des jardiniers locaux, qui étaient en train d'y réaliser plusieurs massifs d'une beauté extraordinaire, d'une finesse comme je n'en avais encore jamais vu auparavant par ici.

Mais ce qui m'a le plus étonné, c'est la façon qu'ils avaient d'effectuer leur travail : en un tour de main, et surtout sans pour une fois utiliser toutes ces machines bruyantes et asphyxiantes qui caractérisent fréquemment ce monde, et qui le rendent souvent, je dois le dire, assez insupportable.

Mais quand j'ai voulu en savoir plus sur cette technique originale, mon jeune ami Charles -il s'appelle Charles, Charles Fort Junior- m'a dit qu'il ne voyait pas de quoi je voulais parler.

Charles Junior est un chic type, et surtout il possède une grande et rare vertu : l'humilité.

Il ne veut pas étaler devant les yeux d'un pauvre étranger comme moi toutes ces ressources incroyables que possède sans doute sa civilisation, et que naturellement, j'ignore encore.



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