domingo, julio 09, 2006

Cinquante-deuxième bouteille

A ce moment-là de mon voyage, et malgré ce soleil si limpide, j'ai failli renoncer.

A quoi bon en effet parcourir tant de terres, aborder tant de visages, tant de façon de sentir et de faire qui ne sont pas les miennes, qui sont comment dire... lointaines, oui lointaines après mon séjour à ANTIPOLE ?

Bien sûr, les hommes en général et les filles en particulier sont gentils avec moi, savent me faire partager ce coeur qui semble quand même et malgré tout garder un certain petit pouvoir par ici.

il faut y croire ! me disent-elles, et rien que pour moi, elle l'affichent partout sur leur poitrine, aussi bien dans les campagnes que dans les villes, et même sur les rivages où pourtant, comme je vous l'ai montré dans une de mes premières bouteilles, elles sont considérablement moins vêtues.



L'une d'elle, sans doute pour me prouver que tout ça, ça n'était pas que des mots, me l'a même offert.



Surprise !!! Cette fille possédait un coeur d'or...

Et c'est vrai qu'il brille ce coeur-là quand on le déshabille, qu'il vous illumine de partout : bien sûr sans doute à la condition que vous sachiez l'entretenir, le caresser, lui parler avec douceur et flamme tout en même temps : un vrai volcan alors, un volcan d'or pur !

Je pense qu'en plus ce doit être un talisman, c'est-à-dire dans leur langue une chose qui vous protège, qui vous garde sain et sauf lorsque que l'un des grands sorciers puissants qui vivent par ici vous jettent un sort, l'un de ces sorts tristes dont ils sont les spécialistes.


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