Cette histoire d'amour du prochain me rappelle ma rencontre avec ce vieil homme dans le dernier temple, hier matin -ou plutôt à l'extérieur, sur les marches du porche, et qui semblait attendre quelques reliefs du fameux repas durant lequel on mange le dieu d'amour, à l'intérieur.

Mais quand les gens sortent, forcément, même s'ils ont le ventre plein, ça ne les empêche pas d'avoir les poches vides...
D'autant que le Père dans une sorte d'annexe du culte qu'on appelle la quête, les a privés de leurs dernières piécettes.
La quête : j'ai déjà vu ce terme liturgique dans une brochure de vulgarisation scientifique disposée à l'entrée d'un temple.
Généralement suivi de l'adjectif spirituelle, il désigne la recherche que fait en lui-même tout croyant, les efforts qu'il fournit pour se détacher des réalités trop matérielles qui semblent encore l'attacher à ce monde, monde de désir bien plus que monde d'amour.
La quête du Père, toujours en termes liturgiques, est ce qu'on appelle une ascèse.
De son côté, et pour bien gérer cette ascèse, l'administration centrale de la religion a créé dans sa capitale une Banque du Saint-Esprit.
En termes liturgiques, une extase.

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