lunes, julio 17, 2006

Soixante-dixième bouteille



Certains affirment par ici que l'amour divin se trouverait en fait quelque part dans le ciel, et non dans le corps des femmes.

Ils auraient, eux, et avec certitude, la réponse définitive à l'ancestrale querelle du désir et de l'amour que j'évoquai déjà en arrivant.

Hosanna au plus haut des cieux ! Gloria in excelsis deo ! répètent-ils d'ailleurs à longueur de journées en réunissant leurs mains en forme d'ailes, comme prêts à s'envoler.

Or il se trouve, en parlant d'ailes, que toutes celles que j'ai rencontrées par ici sont absolument recouvertes d'écailles et hérissées d'aiguilles...

Serait-ce donc la matière de ce ciel à traverser pour toucher l'amour qui le justifierait ?

Serait-ce quelque piège intermédiaire, immense et invisible qui s'y cacherait et qu'il faudrait alors déchirer à l'aide de cette sorte de cuirasse ailée ?

Encore un mystère, un mystère de plus.

En tout cas, pour ma part, et quoi qu'en soutiennent ces gens-là, je continue toujours à croire que la demeure de cet amour se trouve plutôt sous la chemise des filles, une maison nettement plus douce et accueillante que ce ciel bien suspect.


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