sábado, septiembre 30, 2006

Cent-quatre-vingt-huitième bouteille

Nos retrouvailles furent à la fois douces et déchirantes :




le seul temps d'un seul monde
tient dans ses souvenirs bien plus qu'une seule vie !

viernes, septiembre 29, 2006

Cent-quatre-vingt-septième bouteille

C'est alors qu'un peu las, désorienté de tant de chemin pour si peu, je me souvins brusquement de ma vieille amie d'ANTIPOLE...


ma grande experte en questions...

Cent-quatre-vingt-sixième bouteille

Mais je vous l'ai dit : aucune réponse précise, aucun indice même, aucun petit signe venant de quelque coin que ce soit...

Les mondes entiers avaient au final, si je puis dire, l'apparence d'une immense mosaïque dessinant à coups de billions de tesselles un bien plus gigantesque labyrinthe,


si ce n'est un puzzle aux constellations de pièces taillées dans l'infini...



Cent-quatre-vingt-cinquième bouteille


Je ne ménageais ni mes temps, ni mes espaces : tant de contrées,



tant de peuples abordés, interrogés ! Des plus ordinaires...



...aux plus extraordinaires !



Cent-quatre-vingt-quatrième bouteille

Mais, même scrutés dans les moindres de leurs plus extrêmes détails...




...l'ensemble de ces mondes ne semblaient pas offrir de réponse pleinement satisfaisante à ma presque éternelle question :

et l'amour divin dans tout ça ?

Et je sentais trop bien que, porté par cent véhicules divers, petits, moyens ou grands :



oisillon-fantôme...



croquette-volante...



barquette à la myrtille...



...ou encore hippocampe, voyageant donc inlassablement parmi les nations variées et diverses de toutes ces contrées, je n'en demeurais pas moins sur ma faim, mon infinie faim de savoir, derrière celle de voir.

jueves, septiembre 28, 2006

Cent-quatre-vingt-troisième bouteille

...Avant de repartir au-devant d'autres,



d'autres si nombreux...



d'autres si surprenants quand on les approche de plus près...



...de beaucoup plus près



miércoles, septiembre 27, 2006

Cent-quatre-vingt-deuxième bouteille


...Mondes dont nous avons longtemps longé les atmosphères, caressé les nuages, traversé les reflets des multiples soleils...

Parfois, nous les acostions.



martes, septiembre 26, 2006

Cent-quatre-vingt-unième bouteille

Et sur ce, sur celle de nos bouteilles la plus rapide voilà que nous fendions déjà les intérieurs filants de cents ciels au moins, de mille sabords de soleils, de cent mille milliards de mondes indécouverts et qui précisément ne demandaient qu'à être vus...




...qui de toute éternité n'attendaient que cela.

lunes, septiembre 25, 2006

Cent-quatre-vingtième bouteille


VOIR
à votre tour...


Cesser pour cela d'avoir




besoin de tours et de détours...





de lunettes et de sornettes...

domingo, septiembre 24, 2006

Cent-soixante-dix-neuvième bouteille

Au fait, l'alcool aidant, j'ai complètement omis de vous présenter l'une de nos nouvelles amies...



BLOUDIE MARIE

surgie d'HON-N'SAIZOU, le pays-par-surprise, c'est elle qui désormais nous aide à les vider, ces nécessaires bouteilles, à vous les lancer ces messages qui vous permettront peut-être, qui sait, de



VOIR

à votre tour...


sábado, septiembre 23, 2006

Cent-soixante-dix-huitième bouteille

Il était donc grand temps de vider quelques nouvelles bouteilles, le temps de s'y retrouver ...et de faire provision de messages, histoire de vous tenir au courant des événements étonnants qui ne manqueraient pas de surgir à nouveau...



Ce que nous fîmes, promptement.

viernes, septiembre 22, 2006

Cent-soixante-dix-septième bouteille

...d'autres que j'en étais encore loin



...qu'en fait le mystère ne faisait que s'épaissir.

jueves, septiembre 21, 2006

Cent-soixante-seizième bouteille


Voilà où nous en étions.

Je n'oubliais pas que j'étais venu ici pour me faire de nouveaux amis. Et pour de nouveaux amis, certes, c'était de nouveaux amis.

Je n'oubliais pas non plus que j'étais toujours à la recherche de la nature exacte de ce fameux amour divin.

L'avais-je approché ?

Quelques signes venaient de me dire que oui...

miércoles, septiembre 20, 2006

martes, septiembre 19, 2006

Cent-soixante-quatorzième bouteille

D'autres corps, d'autres coeurs, d'autres yeux...




...d'autres soleils, d'autres ciels, d'autres portes...




lunes, septiembre 18, 2006

Cent-soixante-treizième bouteille


...Nous entraînant loin, très loin dans l'intérieur même du cercle de nos yeux, de nos coeurs, de nos corps : vers d'autres portes, vers d'autres ciels, vers d'autres soleils qui auraient à les illuminer, désormais...

domingo, septiembre 17, 2006

Cent-soixante-douzième bouteille

Puis il me montra d'autres princesses et habitantes de toutes ces contrées-enfin-vues, habitantes dont chacune révélait des richesses bien trop longtemps masquées parmi les mondes-simplement-regardés, comme par exemple cette si belle, si gente et si douce



Damoiselle Araignesse-aux-seins-de-doigts-d'ombre

dont la conversation fut un long, pur et cent fois soyeux régal !

Oui, cher Principito, je sentis bien qu'une fois le masque de nos yeux tombés, l'enchantement de tous ces mondes pour ainsi dire nouveaux pouvait bien ne faire que commencer...

sábado, septiembre 16, 2006

Cent-soixante-et-onzième bouteille

Et il me montra PRINCESSE LAURA,


PRINCESSE LAURA telle qu'elle était en réalité : une sorte de rose avec deux petites épines en guise de nattes.

J'ai toujours pensé qu'elle et Principito étaient faits pour s'entendre...

viernes, septiembre 15, 2006

Cent-soixante-dixième bouteille

Tels que nous sommes, a ajouté Principito, dès que nous sommes sortis du filet de nous-mêmes...

- du filet de nous-mêmes ?

- de l'homme-chrysalide, quand ce n'est pas de la femme-araignée...



- la femme-araignée ?

- la femme juste avant de crever la toile, la femme-juste-avant-la-femme !



Il me montra cette sorte de métamorphose qui sous nos yeux s'opérait.

Je crus la reconnaître : l'éclosion d'une Mère noire du temps de la cent-trente-huitième bouteille ! Mais c'était alors plutôt une étoile, et du côté d'ANTIPOLE...

- toutes les femmes sont remplies d'étoiles, en aurais-tu douté ?

jueves, septiembre 14, 2006

Cent-soixante-neuvième bouteille


Car à bien regarder son oeil,



on finit petit à petit



par le voir...




par SE voir...

Cent-soixante-huitième bouteille

Laisse tomber l'échelle !


me souffla à l'oreille Principito. Tout se joue pour toi à l'intérieur...

- à l'intérieur ?

- à l'intérieur : regarde ton oeil.

Evidemment, regarder son oeil, ce n'était pas très facile. Mais enfin, j'ai essayé. Et le résultat fut assez surprenant, j'en conviens.

Cent-soixante-septième bouteille

VOIR... Très bien.

Mais comment parvenir à cet oeil-là, dans quelle direction aller vers lui, comment approcher, pénétrer les choses-derrière-les-choses,
ou, peut-être,



celles-du coeur-dedans ?

miércoles, septiembre 13, 2006

Cent-soixante-sixième bouteille

- le puits ?

- le puits.

- mais un puits dans le-monde-sous-le-monde, ça nous mènerait à quoi ?

- à une élévation.

- à une élévation ! Tout ça, ça n'est pas très logique...

- qui te parle de logique ? Il s'agit simplement pour toi de savoir si oui ou non tu veux t'en sortir...

- ça, si je veux m'en sortir, c'est sûr...

- donc, le puits.

- encore ! Et quoi, le puits ?

- rien. Tu te penches juste un peu sur sa margelle, et pour une fois tu décides...



- je décide ?

- tu décides.

- de quoi ?

- je crois te l'avoir déjà dit : ou bien tu continues à te contenter de regarder le monde, de continuer indéfiniment...

- ou bien ?

- ou bien, enfin, de le


VOIR

martes, septiembre 12, 2006

Cent-soixante-cinquième bouteille

Principito m'a glissé à l'oreille qu'il serait bon de repartir.

Retrouver le monde-à-la-hauteur-du-monde.

Mais y a-t-il encore par ici un monde à la hauteur de lui-même ? A voir ce que je vois, je finis par en douter.

Principito qui est un garçon entêté a pourtant insisté : il faut trouver à tout cela une issue ! Il y a forcément une issue.

C'est alors qu'il m'a parlé du puits.



lunes, septiembre 11, 2006

Cent-soixante-quatrième bouteille


Nous avons fait un peu de ménage.

Il est vrai qu'il y avait réellement de quoi faire...


domingo, septiembre 10, 2006

Cent-soixante-troisième bouteille

Ensuite, au terme d'un temps considérable, la bataille cessa. Brusquement.

Le feu


La nuit




Vainqueurs, vaincus, l'issue était incertaine. Peut-être d'ailleurs n'y avait-il pas d'issue possible, n'y en aurait-il jamais.

J'en vins à penser que l'incertitude était l'un des piliers de ce monde.

sábado, septiembre 09, 2006

Cent-soixante-deuxième bouteille

Nous avons assisté longtemps à ce combat titanesque, figés, médusés et bouche bée, les yeux éblouis par un tel affrontement



Heureusement pour nous que nous avions chaussé de solides lunettes noires !

viernes, septiembre 08, 2006

Cent-soixante-et-unième bouteille

Il commença.




Rage de dents, oeils en folie, en fusion furieuse.


L'infinité des organes oculaires générés par l'ANGESSE se démultipliant contre la vague acérée des cruelles Creuseuses : et, naturellement, cette angoissante, cette lancinante question pour nous qui n'étions ici que petits spectateurs, captivés mais tremblants au fracas incessant des coups de dents affracatamées, des coups d'oeils tout simplement ravageurs :





qui donc l'emporterait ?