sábado, agosto 19, 2006

Cent-quarante-et-unième bouteille

Je m'apprêtais donc à quitter définitivement vos si beaux parages,



quand je pus discerner, soudain mis en lumière par un dernier rayon du soleil traversant le vitrail d'une obscure chapelle, devinez qui ?



...iCare en personne, celui-là même souvenez-vous qui s'était proposé pour aller chercher sinon l'erreur, du moins l'accroc dans l'azur : ce malheureux accroc qui, aux environs de ma quatre-vingt-dixième bouteille avait déjà grandement perturbé les événements d'alors...

Il était donc revenu : l'avait trouvé sans doute, et, qui sait, réparé peut-être !

A moins que, rentré bredouille, il ne se soit promptement caché dans cette même chapelle, ou il attendait piteusement que je disparusse du côté d'ANTIPOLE... (hypothèse que semblait d'ailleurs confirmer la présence cette espèce de mini-voile assez ridicule et en tout cas bien efféminé qui lui cachait une partie du visage)

Un couard, lui ? Ce n'était pourtant pas l'impression première qu'il m'avait faite !

Qui qu'il en soit, il fallait que j'en ai le coeur net : remettant à plus tard mon retour, je filai aussitôt en sa direction...

viernes, agosto 18, 2006

Cent-quarantième bouteille



Sur le chemin du retour, j'ai appris que vos savants avaient légèrement transformé le schéma directeur -c'est comme ça que vous dites je crois- du développement général de vos terres : c'est ainsi que vous étiez passés de neuf zones à douze, chiffre particulièrement intéressant certes, mais qui a légèrement compliqué ma route.

Bref, passant une dernière fois par ce quartier-là, j'ai quand même tenu à venir vous y saluer : et à vous rappeler la chance que vous avez d'habiter un si beau coin, avec surtout une si belle vue !

jueves, agosto 17, 2006

Cent-trente-neuvième bouteille



Je me suis approché, prudemment.


Oui : il s'agissait bien d'un oeuf.

L'oeuf du père, donc, en toute logique. Qui pouvait ainsi être aussi bien un gigantesque oiseau qu'un énorme lézard, un alien divinisé, ou qui sait même : un ornithorynque titanesque, à l'orthographe démesurée !

Je me suis imaginé alors tout le travail nécessaire pour monter peu à peu autour de tout ça une nouvelle religion, trouver un nouveau prophète, voire deux au vu de la taille de l'oeuf, leur apprendre à écrire puis leur faire rédiger un nouveau best-seller conséquent avec tout ce qu'il faudrait de révélations et de rebondissements pour tenir le monde en haleine pendant au moins deux mille ans, l'imprimer, le vendre, créer des infidèles et compter des martyrs, brûler les uns, béatifier les autres, massacrer et canoniser, construire pierre après pierre une Administration centrale, des lieux de culte par milliers, recruter, payer, inspecter des années, des siècles durant les mille millions de mille ministres et fonctionnaires divers et assimilés de cette dévotion sans précédent qui par la dimension même de son dieu risquait de provoquer des révolutions considérables, sinon un basculement des pôles, voire une entrée fracassante dans une nouvelle ère ainsi qu'un nouveau calendrier !

Etc., etc.

Frémissant à l'évocation de toutes ces perspectives quasi infinies, je décidai aussitôt de rentrer à ANTIPOLE, et définitivement.

Un nouveau dieu vous était né, tant pis, l'amour divin attendrait.

miércoles, agosto 16, 2006

Cent-trente-huitième bouteille

Je me suis demandé un court instant si je n'étais pas victime d'une sorte de mirage.




Sur ANTIPOLE en effet, les mirages sont des sortes de gros oeufs pondus sur leurs toiles par d'énormes araignées du nom de l'espèce NIGRA MATER, qu'on devrait donc appeler Mères noires, mais qu'en fait chacun surnomme plutôt familièrement trous-noirs, parce qu'elles ont le derrière de cette couleur effectivement !

Et donc, lorsque ces oeufs éclosent, ils forment en s'ouvrant brusquement de petits halos lumineux et tièdes qui se répandent ensuite tout autour, créations fugitives mais du plus bel effet.

Il eût été pour le moins extraordinaire que ce phénomène se produise ici, à une échelle tout autre, une échelle pour ainsi dire inconcevable !

Et pourtant ce murmure, cette voix à ce moment-là qui m'a légèrement soufflé à l'oreille : LA MERE DU PERE !

Ai-je donc eu une façon de berlue cosmique, mal certes assez fréquent dans ce type de voyage ?

Ou alors cette Mère existerait-elle pour de bon ?

martes, agosto 15, 2006

Cent-trente-septième bouteille

Pour essayer de garder une certaine logique dans tout ça, je me suis mis à suivre les deux sens en même temps, encore qu'aussitôt une infinité d'autres sens possibles se glissèrent entre ces deux-là, un peu comme des gouttes d'eau dans vos océans, des mots dans vos langues, des phrases dans mes bouteilles !

Je filais donc aussitôt parmi tous ces nouveaux espaces, suivant avec assiduité cette flèche qui m'indiquait les bonnes directions !

Et c'est alors que brusquement je l'ai vue, celle qui forcément manquait à toute cette histoire déjà longue, cette histoire qui depuis longtemps, elle, avait su partir dans tous les sens :




LA MERE DU PERE !


lunes, agosto 14, 2006

Cent-trente-sixième bouteille


C'est alors que les couleurs également se sont modifiées. Les formes aussi.

Ce soleil s'organisait à présent non pas en prenant la forme d'une sphère plus ou moins aplatie comme c'est généralement le cas.

Il avait au contraire la forme d'une flèche, d'une flèche qui m'indiquait quelque chose...

Mais quoi ? J'avoue que pour le coup j'ai été assez dérouté.

Et puis je me suis souvenu brusquement de l'un de vos philosophes, encore un, qui disait que votre univers était une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part...

Très bien : mais cette flèche, alors, laquelle de ces deux directions indiquait-elle ?

domingo, agosto 13, 2006

Cent-trente-cinquième bouteille


M'enfonçant dans de plus longues avenues qui prenaient imperceptiblement la tangente de vos villes, j'ai alors parcouru longtemps des sortes de flancs vaporeux et où je n'avais pas un souvenir très précis d'être encore allé, longeant parfois les façades immenses d'édifices lointains et peu précis, comme encore en construction, comme ...encore dans les rêves de leurs architectes !

Où étais-je, exactement ?

Il y a eu ce moment d'incertitude, un moment certes assez bref mais pendant lequel j'ai pensé qu'à l'image de ce reflet de visage que m'avait renvoyé le miroir des télescopes, quelque chose avait très bien pu se briser également dans les organisations ordinaires de l'espace et du temps, de votre espace, de votre temps, quelque chose qui pouvait parfaitement me faire voir des terres, des cités, des nations entières qui n'existaient pas vraiment, ou plus, ou pas encore.

Et que si j'approchais à présent du le soleil, je pouvais à juste titre me demander si c'était toujours bien le soleil,



si c'était toujours bien l'amour divin qui me fixait rendez- vous...

Cent-trente-quatrième bouteille

Ces sortes de tourbillons embrouillèrent néanmoins suffisamment mes sens pour que passant devant le miroir de l'un des nombreux téléscopes -je crois que c'est le mot- placés dans les campagnes et les bois célestes qui relient vos villes, miroirs qui sont en fait de véritables lunettes, lunettes qui sont destinées je crois également à voir d'un peu plus près les étoiles du soir et même celle du matin, passant devant donc l'un d'eux, voilà ce que j'y vis :




Ceci était donc moi !


Cette espèce de vision à la fois réelle et comme fragmentée produisit un brusque éclair dans ma quête : pour chercher correctement, et qui plus est pour parvenir à trouver un jour la nature exacte de cet amour divin qui était après tout ce qui m'avait amené par ici, il fallait peut-être avant tout retrouver une certaine unité dans ce visage que me tendait comme morcelé ce miroir, comme morcelé et multiple, partant en tous sens possibles et donc, assurément, bien incapable en l'état de me permettre de ressentir dans cet amour une quelconque unité, s'il y en avait une, et il devait normalement en avoir une, quoi qu'en disent ces sortes de sectes puissantes que sont en fait ce que vous appelez

religions !





Mais que faire, concrètement ?

Peut-être devais-je retourner à Hélas où vivaient mes amis philosophes, peut-être devais-je plutôt me diriger à présent vers le soleil, ce soleil qui, disaient-ils, serait le vrai père de cette philosophie...

Je pris la décision de suivre cette seconde voie.


sábado, agosto 12, 2006

Cent-trente-troisième bouteille

Revenant somme toute assez troublé de ce tour lunaire, je fus en outre assez fortement perturbé par un incident qui se déroula à mi-chemin entre les deux contrées : perturbation est le mot, car de grandes turbulences saisirent soudain mon petit véhicule, le projetant en tous sens dans d'effrénés zigzags...



Qu'était-ce ?


Ne pouvant en savoir davantage (Aladdin est resté sur la Lune où est Uzza, je crois bien qu'il a une sorte de béguin pour elle), j'ai alors émis l'hypothèse qu'il pouvaient s'agir des Sirènes rouges, demi-soeurs des Sorciers de même couleur dont je vous ai déjà parlé : et qui sévissent, elles, de préférence dans les airs où par d'envoûtants chants magnétiques elles attirent et fracassent à tout coup le voyageur imprudent.




Heureusement pour moi, ce n'est pas là ma faiblesse principale, si ne n'est bien sûr lorsque mon coeur se laisse emporter trop loin dans mon éternelle quête de l'amour divin.

Mais je crois surtout que c'est grâce à DORIANA, dont j'avais encore dans les oreilles le si doux écho de la voix...

Merci DORIANA !

viernes, agosto 11, 2006

Cent-trente-deuxième bouteille

Comme je me trouvais à ce moment-là précis de mon vol à peu près à mi-chemin entre ces deux quartiers de votre monde qu'on appelle donc la Terre et la Lune, j'en ai quand même profité pour terminer mon voyage, bien décidé cependant à ne plus me mêler avant longtemps de ces affaires purement administratives de l'amour divin, mais au contraire à le chercher dans des directions d'une autre nature.




Je n'ai toutefois pas regretté d'y être allé : en effet, si j'y ai rencontré quelques individus de chez vous qu'on appelle je crois des touristes (parce qu'ils y font comme moi des tours -à ce pas confondre avec ceux des sorciers bien sûr !)





je m'y suis surtout fait une nouvelle amie de plus :





DORIANA


DORIANA, jeune fille discrète, presque timide, rougit facilement dès qu'on parle un peu trop d'elle... Et pourtant c'est une grande chanteuse là-haut, une très belle et très célèbre chanteuse : je crois bien que sa pudeur ne cache que son talent.

Comme de nombreuses consoeurs lunaires elle compose en général de très beaux textes et de très belles mélodies : reprises jusqu'à la Terre, et même au-delà !

Il faut dire que la Lune est un endroit qui concentre littéralement, et avec une grâce interplanétaire inégalable, les émotions profondes et sincères qui courent parmi l'univers.

C'est pourquoi d'ailleurs certains l'ont séparée de la Terre, il y a de cela quelque temps -je crois que vous n'y étiez pas encore.

Depuis, la Terre y a souvent perdu sa majuscule, est surtout se présente aux yeux des autres habitants de sa galaxie comme étant considérablement moins émotive : plus sèche, plus ferme, plus raisonnable aussi, pour ne pas dire plus rationnelle.

Parfois trop même, beaucoup trop : heureusement que pour se souvenir un minimum de cette soeur ancienne et exilée, vivent
parmi vous ces créatures hélas toujours insuffisamment appréciées et aimées : les femmes.


jueves, agosto 10, 2006

Cent-trente-et-unième bouteille


C'est alors que tout fringant sur son tapis volant a surgi dans le ciel de ma perplexité un beau jeune homme du nom d'Aladdin.

Ce dernier a aussitôt éclairé considérablement ma lanterne en m'apprenant que le siège de cette religion devait être recherché davantage du côté de la lune que du côté des déserts, où bien entendu l'amour divin pourrait à la longue être pris pour un mirage, ce qui fait toujours très mauvaise impression sur un fidèle extrêmement sourcilleux à l'endroit de sa religion.

La preuve que la lune tient sans doute la clé de ma quête, a ajouté Aladdin, c'est que le drapeau de cette religion a depuis ses débuts repris son image : un immense croissant lumineux dans un très beau ciel vert.

- et pourquoi vert ? demanderait ici le professeur Mars...

- non, pas Mars, Vénus ! lui a répliqué le jeune Aladdin, qui apparemment possède une ouïe bien plus fine que celle de ce cher professeur...

Ainsi qu'une grande culture malgré son jeune âge : ne m'a-t-il pas appris que ce vert est effectivement la couleur de la très antique déesse Uzza, autrement nommée Vénus, et que certains disent même être l'une des trois filles de leur dieu.

Pardon ?!! Après la fille du Fils, TROIS FILLES DE DIEU ?

Finalement, je crains que cette nouvelle religion ne soit encore plus obscure que la précédente, malgré, dans le miroir de la lune, le si beau vert de l'oeil d'Uzza...




Cent-trentième bouteille

En fait, et après avoir tourné longtemps en rond, je dois reconnaître qu'il n'y a dans cette religion, pourtant si populeuse en fidèles, ni capitale bien établie, ni chef clairement désigné...

Il y aurait simplement des lieux, des lieux souvent assez déroutants comme celui-ci, situé au coeur même d'une longue, d'une profonde contrée de sable et de soleil brûlants...




L'amour divin préfèrerait-il chez vous les déserts ?


miércoles, agosto 09, 2006

Cent-vingt-neuvième bouteille

Pour rejoindre, ou plutôt chercher le centre de commandement de la deuxième religion principale, j'ai pu profiter d'un vol de missiles, un dérivé de l'invention géniale du professeur Mars.




On m'avait dit en effet qu'un nombre important de fidèles les utilisaient quotidiennement pour vaquer à leurs différentes occupations : vous pensez bien que j'ai sauté sur cette possibilité ! Une belle occasion pour moi de me fondre ainsi dans la tradition locale, une chance inespérée de me faire de nouveaux amis !


Or, malgré les indications météorologiques qui prévoyaient un ciel assez peu voilé, j'ai cependant éprouvé de grandes difficultés à trouver l'emplacement exact de leur capitale spirituelle.




Je me suis donc laissé conduire par une méthode paraît-il assez infaillible et expressement recommandée par les préceptes de cette religion : on peut la résumer en ces formules simples, comme une sorte de sésame spirituel :
C'est ton Destin ! ou encore : Dieu l'a voulu !

Pour quelqu'un comme moi perpétuellement en quête de
l'amour divin, ça ne pouvait que marcher.


martes, agosto 08, 2006

Cent-vingt-huitième bouteille

Et puis, au moment de conclure ce voyage, j'ai eu droit à une surprise de taille : celle de rencontrer, certes de façon officieuse,



LA FILLE DU FILS !


Après le Fils du Père, la Fille du Fils : quoi de plus logique en vérité.

Il existerait même, dit-on, une véritable Fille du Père, oui, en bonne et due forme, et même en chair et en os, ce qui n'était pas forcément gagné au départ...

Quant à la Fille du Sein d'Esprit, on la laissera pour plus tard, n'est-ce pas ?

Allez, il est temps de partir, cette religion devient trop compliquée...

Cent-vingt-septième bouteille

Après ce grand moment d'enthousiasme partagé, nous avons pu assister à quelques jeux populaires très en vogue à AMOROMA.

Et notamment le célèbrissime

VOULEZ-VOUS SAUVER VOTRE AME ?

La règle en est simple : il suffit de répondre à des questions simples, du genre :


(attention aux pièges que vous tendra l'animateur)


Si vous répondez juste, vous pouvez gagner des lots très intéressants, par exemple (premier prix) Jésus a changé ma vie, séjour illimité, tous frais payés, ou encore (deuxième prix) une nuit d'amour divin avec Bono, préservatifs fournis -je vous expliquerai un jour ce qu'est un préservatif.

Sinon, bien sûr, la vie reste à vos risques et périls.

Vous voilà prévenu(e)s.

Cent-vingt-sixième bouteille

Profitant de ce trop bref séjour auprès de Sa Sainteté, et entre deux discussions édifiantes sur l'amour divin, j'ai eu la chance de pouvoir assister en direct, comme l'on dit chez vous, à ces fameuses crucifixions de femmes dont jusqu'à présent seul les beaux-arts avaient pu me donner une image assez ancienne et somme toute assez sujette à caution (je vous en avais d'ailleurs parlé je crois dans mon trente-sixième message)...




Et bien fi des cautions ! Désormais comme moi ne doutez plus : c'est la réalité.

Quel moment d'intense émotion, quelle ferveur partagée quand ces dizaines de milliers de personnes qui y assistaient en ma compagnie m'ont ainsi confirmé ce regard pour ainsi dire passionné que cette religion porte sur la femme en général et sur celles qui ne sont ni vos mères ni vos filles ni vos soeurs en particulier : ce fameux amour de sa prochaine dont on m'avait tant parlé et qui là, enfin, sous mes yeux, se dévoilait !

lunes, agosto 07, 2006

Cent-vingt-cinquième bouteille

Ce message sera assez bref, même si son contenu a déjà fait couler beaucoup d'encre, de larmes et de sang (la sainte-sueur et le saint-sperme attendront une prochaine bouteille).

Il vous rappellera simplement TROIS choses qu'il ne vous faudra jamais oublier si vous voulez un jour embrasser (réfléchissez quand même bien) cette religion :




- premièrement : que le Fils, de son prénom Jésus, n'était pas un PD -et que donc c'était un homme, un vrai : voilà une partie du Saint-Mystère de la Sainte-Trinité enfin élucidé

- deuxièmement : qu'il est l'inventeur de l'ANGLAIS, ce qui explique aussi pourquoi cette langue est devenue un jour la langue universelle

- troisièmement : qu'il savait compter jusqu'à deux. Un homme, un vrai !

Cent-vingt-quatrième bouteille

A peine ce cent-vingt-troisième message avait-il touché vos rives que nombreux étaient ceux parmi vous qui déjà s'interrogeaient.

Et curieusement non pas comme moi sur la nature exacte de ce que l'on appelle couramment ici la Sancta Trinitas, -Sainte Trinité en langue vulgaire, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas énoncé dans la langue d'AMOROMA ou en anglais (je vous parlerai de cette dernière langue dans mon prochain message).

Non, ils s'interrogeraient sur l'dentité de ce pontifex qu'ils croyaient ne pas avoir immédiatement reconnu...

Etonnant, car sa Sainteté BONO XVI s'inscrit pourtant bien dans le plus clair lignage des représentants de cette religion, et constitue même une sorte de rappel vivant, de réincarnation spiritu corporeque de cette phrase prononcée il y a maintenant deux mille ans par le Fils en personne :

Bono bonus es, et super hunc bonum ecclesiam meam aedificabo...

Chose dite, chose faite. Le Fils tient toujours ses promesses.

Pour la petite histoire, avant d'accéder à la charge suprême, ce garçon, qui fut durant sa jeunesse un musicien de talent, avait créé un petit groupement vocal et instrumental consacré aux louanges quotidiennes de Dieu, du Fils et de cette fameuse troisième larrone qui fut sans doute, n'ayant pas peur des mots humbles et humains, sa concubine.

Reconnu très tôt par l'Administration centrale de cette religion, il devint bientôt le conseiller de l'ancien pontifex pour les Affaires musicales, puis son secrétaire particulier et enfin, en quelque sorte, son Dauphin.



Certains anachorètes peu au courant de l'actualité musicale de ces deux derniers siècles me demanderont sans doute également le nom de cette sympathique formation de musique jeune : il s'agit bien entendu de la célèbrissime chorale U3, tout naturellement placée sous la haute et indéfectible protection de cette Sancta Trinitas...



Hosanna !

Cent-vingt-troisième bouteille

Nos conversations ont commencé sans tarder.

J'en ai été fort instruit, si ce n'est cette histoire de Dieu à trois places, ou plutôt à trois visages : lui-même, ce qui est déjà pas mal me direz-vous, prenant pour le coup le nom de Père -voilà pourquoi le Grand Bono serait un homme-, ensuite le Fils -une deuxième bonne raison-, et enfin un bien mystérieux Sein d'esprit ou sain d'esprit, pour l'heure encore difficile à cerner pour l'étranger que je suis, d'autant que pour l'instant tous les trois demeurent encore invisibles...




L'hypothèse du sein, c'est sûr, me ferait plutôt pencher pour une femme.

Autre raison : si elles ne sont pas ce troisième, où sont-elles donc ? Même à Hélas, c'est sûr, ils n'ont pu faire sans ce deuxième sexe pour être encore là à parler avec moi. Donc...

Quoi qu'il en soit, la perspective que cet Esprit fait à la fois de Santé et de Beauté se trouve être une femme m'a considérablement rassuré sur l'avenir de l'humanité.

Cent-vingt-deuxième bouteille

Ces cérémonies ad liminem achevées -assez longues d'ailleurs, mais tellement enthousiasmantes et empreintes d'une foi que je n'ai pu qualifier que de débordante-, j'ai été enfin introduit auprès du représentant de Dieu auprès des nations terrestres :




BONO • XVI • PONTIFEX • MAXIMVS


Tel est son titre officiel dans la langue officielle.


Naturellement, dans un tout premier temps, j'ai été fort étonné : c'était un homme ! -je veux dire du genre mâle, quoique d'un genre très correct aussi, si ce n'est ces curieuses lunettes rouges plus ou moins bien assorties à la couleur de sa robe.

Un homme...

C'est d'ailleurs ça qui à la fois me rassure et m'intrigue : au fond, est-ce réellement un homme, un vrai si je puis dire, ou au contraire une femme comme tous les autres hommes ici, mais qui, par un amour sans doute quelque peu excessif, par une sorte de compassion sublime disons, a voulu se mettre à la portée de cette moitié de l'humanité dans son corps et dans son coeur encore bien plus mal à l'aise, encore bien plus dolante que l'autre ?

Sur ce plan, la vallée de larmes continue à s'étendre, le mystère à demeurer.


Cent-vingt-et-unième bouteille

Il faut savoir, parvenu à ce point-là de mon nouveau voyage, qu'il existe une sorte d'Etat intermédiaire entièrement dédié à la communication de Dieu avec ses sujets ordinaires -je laisse pour l'instant de côté les anges, archanges et autres trônes et séraphins qui utilisent, eux, d'autres moyens de communication : là aussi, nous y reviendrons.

Cet état intermédiaire est en fait purement terrestre, se distinguant par là de tous les autres : sans doute pour être plus proche de cette humble condition humaine que veut ou voudrait bien toucher l'amour divin.

Mais dans son nom même, par un subtil et en même temps accessible -donc humain- système de codage appelé palindrome, sa présence est clairement rappelée :

AMOROMA !

Dès mon arrivée à AMOROMA j'ai su que le nom de ce lieu n'était pas usurpé : en effet, suivant une coutume certes désormais bien ancrée, la partie de la population qui m'est généralement plus favorable se surpassa littéralement dans son accueil, me recevant avec une chaleur et une générosité absolument dignes de ces lieux élevés : à bras ouverts, à coeur mis à nu !




Cent-vingtième bouteille

Cette histoire de culs et de seins vrais ou faux m'a naturellement, vous le comprendrez sans difficulté, beaucoup troublé.

C'est alors qu'un excellent homme du nom de Professeur Mars m'a apporté ses lumières.


Le professeur Mars, de son véritable nom Tryphon Tournesol, doit cette appellation assez déroutante certes au fait qu'il est originaire d'une nation assez proche de la vôtre, et dont les ressortissants sont communément appelés Petits hommes verts : ce qu'il est, indiscutablement.


Cette nation est elle-même nommée Planète rouge, ce qui au passage vous donnera une idée assez précise des difficultés que j'éprouve parfois à mettre un peu d'ordre dans tout ça. Mais bref, passons, nous aurons de toute façon l'occasion d'y revenir.

Cet excellent savant, chercheur et même trouveur à ses heures, m'a affirmé qu'ici comme ailleurs, il fallait toujours mieux s'adresser à Dieu qu'à ses seins, vrais ou faux naturellement.


Cette fois, c'était l'occasion ou jamais.


Mars ayant fort aimablement mis à ma disposition l'une des ces inventions de transport rapide, je m'envolai donc bientôt vers Dieu, ou du moins vers ceux ou celles qui en étaient les plus proches et qui pourraient donc, enfin, répondre à ma vieille et lancinante question intérieure :

et l'amour divin dans tout ça ?



domingo, agosto 06, 2006

Cent-dix-neuvième bouteille

Qui, Quoi ?

Les Fausses Blondes ?





Qui sait ?


Par contre c'est vrai qu'on parle beaucoup sur elles, ici : qu'on y dit par exemple que plusieurs nations seraient définitivement tombées sous leur coupe, et que dans plusieurs autres il existerait déjà des Fédérations entières de faux seins, et même et surtout de faux culs.

Cent-dix-huitième bouteille



Je sais qu'ils sont nombreux pourtant à les faire, ces fameux signes, nombreux, très nombreux parmi vous et aussi parmi l'ensemble des nations et des peuples qui composent cette partie du monde que vous appelez la Terre...

Et pourtant, c'est comme si quelqu'un, ou quelque chose, une force inconnue d'eux, de vous et de moi à chaque fois

s'y opposait.

Cent-dix-septième bouteille

Le cercle, enfin le cratère de vos voisins -je dis de vos voisins parce que je sais que c'est un phénomène qui a tendance à se répandre-, me rappelle ce que m'avait dit un jour, alors que nous nous promenions dans une vaste forêt d'alors, un jeune homme tout à fait charmant, un peu idéaliste il est vrai :

"l'humanité est comme un grand arbre, tout bruissant de mouches irritées sous un ciel d'orage, et dans ce bourdonnement de haine, la voix profonde et divine de l'univers n'est plus entendue..."




Vous ne serez pas étonnés que cette phrase m'ait marqué : cette grande affaire d'amour divin, comme vous le savez bien désormais, n'est pas sans me préoccuper !

Et confidence pour confidence, je dois même vous avouer que c'est là l'un des buts principaux de mon voyage actuel.

Bon, pour en revenir à ce charmant jeune homme, qui s'appelait Jean je crois, ou Jean Jaurès, ce genre de propos ne lui a guère porté chance, puisqu'il a connu le triste sort qu'annonçait le message de la cinquante-cinquième bouteille...


A mon avis, un sort qui n'est jamais un détail, un sort qui est un signe : celui d'un grand coup de feu général et imminent, si ce n'est déjà commencé...

sábado, agosto 05, 2006

Cent-seizième bouteille

Du temps des Dames blanches, c'est-à-dire il y a déjà fort longtemps, on appelait la jolie trace ronde laissée par le pied des danseuses un cercle-des-fées.

Vos grands-parents, (ou plus vraisemblablement vos arrières-grands-parents) s'en souviennent sans doute encore, ils ont dû en découvrir de nombreux, à l'aube, dans le jardin de leur enfance...

Aujourd'hui, votre voisin, c'est un autre type de cercle qu'il y découvre au petit matin. Un joli cercle aussi me direz-vous : mais en plus moderne, donc en plus fort, en plus grand !

On l'appelle un cratère, lui.




Mais au fond, quelle est la principale différence entre un cratère et un cercle-des-fées ?

Le cercle-des-fées, c'est entre ciel et rosée.

Le cratère, c'est entre ciel et larmes.

Cent-quinzième bouteille

En attendant ces combats futurs, il s'agit de bien s'exercer, de bien s'entraîner.




C'est pourquoi, chaque nuit, il y a fête tout près de chez vous : chants de paix, marches antimilitaires, danses et grands concours de faites-l'amour !

J'espère seulement qu'avec vos fenêtres grandes ouvertes parce que c'est l'été vous ne l'entendez pas trop la clameur de tous ces pieds légers, qu'ils ne vous dérangent pas à l'excès tous ces petits échos de leurs baisers...

(Il est vrai que vous, quand vous dormez, vous dormez ! Jusqu'à ne pas les entendre ces bombes, ces bombes qui par milliers tombent, tombent, tombent du crépuscule à l'aube dans le jardin du voisin !

Remarquez, ce n'est pas plus mal : vous au moins, vous respectez sa vie privée.)




viernes, agosto 04, 2006

Cent-quatorzième bouteille


Heureusement, il y a de vraies blondes, même si les longues courses dans l'espace les ont parfois platinées -platinées, oui, et non patinées : car les fées ne s'usent jamais, et cela parce qu'elles sont emplies d'amour, elles, et que l'amour embellit le coeur et le corps de ceux qui l'éprouvent, alors que la haine les gangrène, c'est bien connu.

Vous l'aviez reconnue je crois d'ailleurs : eh oui, c'est bien mon amie BLANCHETTE, elle aussi généralement invisible, mais uniquement pour la bonne cause : profitant de mon petit voyage, elle visite en effet nombre d'Etats intermédiaires situés à proximité immédiate des lieux que nous avons pu aborder ensemble à l'occasion de quelque bouteille.

(Il s'agit de toujours bien veiller à se rendre régulièrement et consciencieusement dans ces endroits essentiels pour le bon équilibre des mondes : d'en vérifier les usages sociaux et magiques, d'y tenir quelques colloques amoureux, d'y serrer quelques ailes d'élus, sans oublier les marraines -non, ne jamais oublier les marraines, au risque de s'y endormir pour cent ans...)

BLANCHETTE, c'est une fée, bien entendu, mais c'est aussi une autre amie fidèle, qui aux côtés de Princesse LAURA et de quelques autres que je garde encore en réserve saura, en temps utile, m'apporter son précieux concours !

Et ce temps approche, je le sens bien.

jueves, agosto 03, 2006

Cent-treizième bouteille

Chevauchant alors de puissants balais ou de petits boucs velus appelés pour cela cabriolets, elles se mettent à fendre l'air en tous sens et à des vitesses incroyables, tout ça bien entendu sans aucun plan de vol très défini si ce n'est celui de leurs caprices et de leur bêtise notoirement méchante : ce qui a pour conséquence immanquable de causer ici et là de considérables dégâts...



Leurs nombreuses victimes leur ont généralement donné le nom de pétasses, sans doute par une ironique allusion à Pégase, ce mythique cheval ailé qu'elles tentent, mais en vain, d'égaler.


Cent-douzième bouteille

Mais revenons un court instant sur ces Fausses Blondes, car ce sont en effet des créatures très dangereuses...

Généralement toujours jeunes et douées de pouvoirs globalement invisibles aux yeux d'un trop grand nombre d'entre vous, elles se sont pour cela regroupées au sein d'un syndicat puissant, le FBI (Fédération des Fausses Blondes Invisibles), qui non seulement défend leurs intérêts, mais en outre met à leur disposition un certain nombre de moyens ultra-modernes qu'il convient effectivement de qualifier de maléfiques, et dont j'aurai sans doute, malheureusement, à vous parler bientôt.




Naturellement, le moment le plus dangereux n'est pas celui où elles peuvent être aperçues de tous : dans ce cas-là, et à l'instar de leurs compères masculins, les fameux sorciers rouges, elles sont encore tout à fait capables, comme je vous l'ai déjà dit, d'obtenir chez vous une parfaite couleur locale : vendeuses, secrétaires, femmes au foyer de ces messieurs, candidates à la députation ou à des charges plus élevées, personnages de séries télévisées du Samedi soir, etc., etc., etc.

Non, le moment le plus redoutable -et le plus redouté-, c'est précisément celui où elles le deviennent,





I N V I S I B L E S !





miércoles, agosto 02, 2006

Cent-onzième bouteille

D'autres parmi vous, plus réalistes sans doute, m'assurent de leur côté que depuis plusieurs années maintenant ils combattent avec énergie et talent l'axe du mal, qu'à garder dix heures par jour l'oeil -et le bon- fixé sur la télévision ils ont considérablement affûté leur capacité de discernement, et savent sans faillir repérer de très loin le sorcier à la peau basanée rouge !

Certes, certes, je ne dis pas le contraire. Mais cependant que chacun reste méfiant, très méfiant : car ces monstres avec deux cornes en guise de barbe et un sourire fourbe pour cacher leur turban sont encore bien plus forts que vous ne le croyez !


D'autant qu'ils sont désormais rejoints par plus fortes que les forts :




les terrifiques Fausses Blondes, qui ont succédé, mais en bien plus redoutable, aux déjà angoissantes Dames blanches des temps anciens.


C'est pour cela que le combat s'annonce âpre, long, passionné.

Mais je sais que je peux compter sur vous.

Sans oublier naturellement Princesse LAURA dont les yeux si fins savent percer les miroirs, et donc tous les masques et les faux-semblants.


Cent-dixième bouteille

En attendant des jours meilleurs, il y a quand même, comme on dit chez vous, du pain sur la planche, ou comme on le dirait chez moi, du ciel dans la bouteille.

D'autant que depuis quelque temps, j'ai constaté qu'ils étaient revenus en force,



les sorciers !

Et plus forts que jamais !!! Tels qu'ils sont à présent, c'est sûr, ils parviennent très bien à se fondre dans la population ordinaire : ils sont, comme on dit encore chez vous, parfaitement couleur locale.

C'est bien pour ça qu'il est si difficile de les identifier pour ensuite les anéantir : entre votre banquier qui vient de constater votre récente augmentation de salaire, votre député qui vous rencontre par hasard sur le marché à deux jours des élections ou encore votre patron qui vous demande à titre exceptionnel de lui donner un petit coup de main Dimanche prochain, allez discerner le vrai sourire du faux, le bon du mauvais !

Bah, me direz-vous, du moment qu'ils nous sourient, tous, c'est qu'ils ne sont pas si bougres...

C'est une manière de voir les choses, en effet.

martes, agosto 01, 2006

Cent-neuvième bouteille


C'est au cours de l'un de ces nombreux vagabondages que j'ai un jour rencontré



LAURA


Laura est, comme son nom l'indique, une princesse.

Pourquoi donc une princesse ? Parce qu'elle possède un don pour ainsi dire aristocratique, un don rare, une sorte de brise légère qui court parmi les syllabes de son nom et qui lui permet de se laisser porter à son gré le long des courants de l'univers : c'est donc en plus une voyageuse comme moi.

C'est bien pourquoi nous avons très vite sympathisé tous les deux.

En fait je vous en avais déjà parlé, mais comme d'habitude dans votre monde si rapide ou personne ne fait attention à rien, et où rien fait encore moins attention à quelque chose que vous ne faites attention à lui, forcément, personne ne s'en souvient...

Et pourtant, rappelez-vous un instant le message de ma cinquante-cinquième bouteille : ce joli petit visage dans le miroir, c'est elle !

Il faut toujours faire attention aux détails, même au plus petits, je dirai même surtout aux plus petits, car ce sont toujours les plus importants, ceux qui auront les plus grandes conséquences...

Par exemple, si Laura vivait dans votre monde du si rapide, elle vous demanderait de considérer avec beaucoup plus d'attention que vous ne l'avez fait la dernière île que vous avez frôlée en ma compagnie : oui, là, dans le message de la cent-huitième bouteille : la deuxième !

Cette île a pour nom officiel Le Trou de la Serrure (la première, c'est La Tête de Cheval -et je n'invente rien, vous pourrez vérifier dans les meilleurs livres).

Le Trou de la Serrure. Très bien. Mais ça, ce n'est qu'un nom pour faire joli. En fait, toute personne qui la regarde avec le soin qu'elle mérite -et elle a mis des milliards de vos années à peaufiner ce soin de quelques secondes que vous allez avoir pour elle maintenant-, toute personne donc un tant soit peu attentive constatera qu'elle n'est en fait que le crâne immense d'un être encore bien plus vaste que lui, une sorte de géant océanique comme on n'en rencontre plus guère de vos jours...

- et alors ?

- et alors c'est un crâne qui pense !

- et que pense-t-il ?

- des pensées océaniques !

- hein ?!!

- oui, des pensées à sa dimension, des pensées qui en ce moment même sont en train de trouver des solutions incomparables à tous vos problèmes de mélancolie et autres spleens, comme dirait mon jardinier.

Il ne faut donc pas désespérer. La mer entière est en mouvement : tout ça n'est plus qu'une question de temps.


Cent-huitième bouteille



Et pourtant, malgré cette mélancolie générale qui semblait monter de la terre vers le ciel, j'ai bien senti que mon voyage n'était pas tout à fait terminé -même si d'une certaine manière, et malgré moi, il allait forcément un jour ou l'autre -une nuit qui sait- toucher à sa fin.

J'ai donc repris les airs, pour une fois pas forcément si impatient que ça de poser le pied sur quelque nouvelle terre, elle aussi probablement en proie ou de toute manière bientôt en proie à cette activité si humaine, si passionnément humaine mais dont une grande partie des habitants d'ANTIPOLE ont depuis longtemps épuisé tous les épisodes et surtout toutes les conséquences :

LA GUERRE.

J'ai donc un court instant pris ce qu'on appellerait chez vous de l'altitude, ou encore du recul, m'attardant au plaisir de parcourir le rivage de quelques autres îles voisines de vos pays, et où ne régnaient pas encore, ou plus, cette activité.



Souvent également j'y ai constaté que cette paix relative, que cette douceur des moeurs répandues un peu partout dans leurs formes et dans leurs couleurs...



... que tout cela n'était né que depuis la disparition des créatures qui les avaient autrefois peuplées, créatures qui, étrangement, avaient toujours beaucoup ressemblé à ces mêmes hommes.