Ces sortes de tourbillons embrouillèrent néanmoins suffisamment mes sens pour que passant devant le miroir de l'un des nombreux téléscopes -je crois que c'est le mot- placés dans les campagnes et les bois célestes qui relient vos villes, miroirs qui sont en fait de véritables lunettes, lunettes qui sont destinées je crois également à voir d'un peu plus près les étoiles du soir et même celle du matin, passant devant donc l'un d'eux, voilà ce que j'y vis :

Ceci était donc moi !
Cette espèce de vision à la fois réelle et comme fragmentée produisit un brusque éclair dans ma quête : pour chercher correctement, et qui plus est pour parvenir à trouver un jour la nature exacte de cet amour divin qui était après tout ce qui m'avait amené par ici, il fallait peut-être avant tout retrouver une certaine unité dans ce visage que me tendait comme morcelé ce miroir, comme morcelé et multiple, partant en tous sens possibles et donc, assurément, bien incapable en l'état de me permettre de ressentir dans cet amour une quelconque unité, s'il y en avait une, et il devait normalement en avoir une, quoi qu'en disent ces sortes de sectes puissantes que sont en fait ce que vous appelez
religions !

Mais que faire, concrètement ?
Peut-être devais-je retourner à Hélas où vivaient mes amis philosophes, peut-être devais-je plutôt me diriger à présent vers le soleil, ce soleil qui, disaient-ils, serait le vrai père de cette philosophie...
Je pris la décision de suivre cette seconde voie.

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