domingo, agosto 13, 2006

Cent-trente-cinquième bouteille


M'enfonçant dans de plus longues avenues qui prenaient imperceptiblement la tangente de vos villes, j'ai alors parcouru longtemps des sortes de flancs vaporeux et où je n'avais pas un souvenir très précis d'être encore allé, longeant parfois les façades immenses d'édifices lointains et peu précis, comme encore en construction, comme ...encore dans les rêves de leurs architectes !

Où étais-je, exactement ?

Il y a eu ce moment d'incertitude, un moment certes assez bref mais pendant lequel j'ai pensé qu'à l'image de ce reflet de visage que m'avait renvoyé le miroir des télescopes, quelque chose avait très bien pu se briser également dans les organisations ordinaires de l'espace et du temps, de votre espace, de votre temps, quelque chose qui pouvait parfaitement me faire voir des terres, des cités, des nations entières qui n'existaient pas vraiment, ou plus, ou pas encore.

Et que si j'approchais à présent du le soleil, je pouvais à juste titre me demander si c'était toujours bien le soleil,



si c'était toujours bien l'amour divin qui me fixait rendez- vous...

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