miércoles, agosto 16, 2006

Cent-trente-huitième bouteille

Je me suis demandé un court instant si je n'étais pas victime d'une sorte de mirage.




Sur ANTIPOLE en effet, les mirages sont des sortes de gros oeufs pondus sur leurs toiles par d'énormes araignées du nom de l'espèce NIGRA MATER, qu'on devrait donc appeler Mères noires, mais qu'en fait chacun surnomme plutôt familièrement trous-noirs, parce qu'elles ont le derrière de cette couleur effectivement !

Et donc, lorsque ces oeufs éclosent, ils forment en s'ouvrant brusquement de petits halos lumineux et tièdes qui se répandent ensuite tout autour, créations fugitives mais du plus bel effet.

Il eût été pour le moins extraordinaire que ce phénomène se produise ici, à une échelle tout autre, une échelle pour ainsi dire inconcevable !

Et pourtant ce murmure, cette voix à ce moment-là qui m'a légèrement soufflé à l'oreille : LA MERE DU PERE !

Ai-je donc eu une façon de berlue cosmique, mal certes assez fréquent dans ce type de voyage ?

Ou alors cette Mère existerait-elle pour de bon ?

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