sábado, octubre 14, 2006

Deux-cent-septième bouteille

Oui, où étais-je ?

A quelle distance, à quelle époque d'ANTIPOLE ?

Et pourquoi étais-je ici, précisement ?

Autant de questions qui tournaient dans ma tête, alors qu'une sorte de nuit tombait tout autour.

Question nouveaux amis, c'était certes ici et pour l'instant quelque peu raté...

Question amour divin, voilà que toute réponse avait fraîchi brusquement -encore la température ne soit pour rien dans l'affaire, assurément.

Restait vous en conviendrez que ma situation présente me poussait à creuser toute cette affaire, aussi glacée fût-elle : et tout particulièrement la raison tout à fait énigmatique qui m'avait entraîné dans un tel cheminement, le pourquoi précis ou même approximatif qui m'avait jeté dans ce derrière passage et placé dans cette situation que tout autre que moi aurait immédiatement qualifiée de sans issue.

C'était cependant compter sans mon indéfectible optimisme, cet optimiste justement qui m'avait fait quitté mon île voici déjà plus de deux cents bouteilles, cet optimisme en tout cas bizarre si ce n'est facétieux qui m'avait précipité dans cette autre île, si naturellement c'en était bien une...

Cet optimisme qui à défaut de nouveaux amis était cependant pour l'heure mon plus fidèle allié !



Or, levant à ce moment-là les yeux,
je découvris qu'en fait d'amis, je venais de m'en faire un.

No hay comentarios.: