miércoles, junio 28, 2006

Neuvième bouteille

En tout cas, qu'il en soit de cet océan qui m'a amené jusque là ou du ciel, à les regarder, davantage de questions que de réponses !

Pour ce qui concerne ce dernier, deux hypothèses : ou bien une densité extraordinaire de l'invisible le portant jusqu'à la couleur azur et lui donnant cette profondeur unique -si belle il faut le reconnaître-, ou bien la réelle béance d'un vide total, dont cet azur ne serait qu'un voile.

Cette seconde perspective me paraît toutefois bien peu défendable : le malaise qu'elle aurait créé chez les créatures d'ici les aurait vite entraînées à l'angoisse, à la perte de toute raison, et donc, logiquement, à la disparition.

Et cela même si elles avaient pour pallier l'immensité de ce vide, l'immensité insoutenable de ce vide, confectionné sur leurs têtes nues un grand chapiteau de masques, des masques avec des yeux d'azur, comme on fabriquait autrefois les dieux.

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