A ce point-là de mon voyage, à nouveau nombreux, nombreuses sont ceux & celles qui brisant mes bouteilles, s'inter-m'interrogent comme à chaque fois du soi-disant enchaînement secret de mes messages, s'enquièrent du prétendu code, cherchent, sur la rive, à s'habiller de quelque fil qui pourrait à chaque fois en surgir, leur raccommoder comme ça les yeux, et même, tout de go, hop, se mettre à leur tenir des discours...
Petit génie messager qui saurait tisser des tapis !
Et pourquoi pas des ciels pour y aller, des soleils et des lunes, des lampadaires aladdins ?
Et pourquoi pas aussi des lendemains faits de lettres en dentelles, des mais-oui de petits, de grands ou de moyens bonheurs qu'on y apporterait tout cuits !
C'est là justement qu'il faut se contenter du bris, du bris seulement contre la roche, sur vos crânes entêtés : du verre, du verre bien clair et de l'os mêlés :
oui, du bien sonore, du pur éclat d'où vient toujours à couler tôt ou tard un sang frais,

le bon sang frais d'ANTIPOLE.

No hay comentarios.:
Publicar un comentario