sábado, noviembre 18, 2006

Deux-cent-cinquantième bouteille

- la DORMEUSE ? Qui est-elle donc, celle-là ?

- C'est celle dont le rêve est peut-être l'une des clés, l'une des clés de cette part du monde où je me trouve actuellement, l'une de ces multiples clés qui forment la formule de ce monde, et de votre monde aussi, qui sait...

Certains, je l'entends déjà, me demanderont sans doute : mais cette formule est-elle unique, ou est-elle multiple comme le sont apparemment ces centaines de serrures qui s'ouvrent et qui se ferment à leur manière à chacun de tes messages ?

Et même, j'en entends quelques-uns qui me demandent, un peu plus éveillés que les autres, un peu plus à la frontière de ce que font et défont tous ces rêves, de ce qu'ils tressent inlassablement de chiffres au creux secret de la formule :

et nos mondes, sango, nos mondes, finalement, un jour, une nuit, après bien des bouteilles, après bien des mers pour les porter, nos mondes à toi et à nous




ONT-ILS UNE PETITE, UNE TOUTE PETITE CHANCE




DE SE RENCONTRER ?

viernes, noviembre 03, 2006

Deux-cent-quarante-neuvième bouteille

Au risque de troubler le rêve de la...



DORMEUSE


jueves, noviembre 02, 2006

Quarante-huitième ?



Ne réfléchissez pas trop quand même.
N'oubliez pas que votre temps vous est

conté.

miércoles, noviembre 01, 2006

Deux-cent-quarante-septième bouteille


Et Vous, pour atteindre ANTIPOLE,

sauriez-vous appuyer sur la bonne touche ?


sauriez-vous la trouver, la bonne

FORMULE ?


martes, octubre 31, 2006

Deux-cent-quarante-sixième bouteille

Allez vous étonner après ça d'y faire de mauvaises...



...de très,



très mauvaises rencontres !

Deux-cent-quarante-cinquième bouteille

Par exemple, pour ce seul saut-là...



32


n'est certainement pas...




42
!

Deux-cent-quarante-quatrième bouteille

Aussi, avant de vous engager dans tout passage, avant d'effectuer le moindre saut,


Trouvez toujours la bonne



FORMULE !

Deux-cent-quarante-troisième bouteille

Je viens de m'apercevoir que les deux véhicules que j'ai évoqués dans ma dernière bouteille ne sont pas exactement ceux que vous utilisez aujourd'hui...

Pardonnez-moi : ce doit être l'influence de ce cher professeur Tourneciel !

Il est vrai également que je n'ai guère l'occasion d'emprunter ceux qui sont les vôtres, mais qui pourtant conviennent parfaitement pour réaliser l'un de ces sauts.




A condition de savoir exactement s'en servir : au risque sinon, je vous ai prévenus, de connaître rapidement certaines déconvenues majeures : sachant que tout ça n'est jamais une histoire de technologie, pour employer un mot d'aujourd'hui également, sachant que l'intérieur a ses lois propres, précises, efficaces, mais hélas pas toujours si faciles que ça à suivre, voire à comprendre...

lunes, octubre 30, 2006

Deux-cent-quarante-deuxième bouteille

Mais hélas, ce cher professeur Tourneciel a toujours été distrait, très distrait... Bien trop distrait même, jusqu'à en oublier d'être exact...

De telle sorte que souvent, beaucoup trop souvent en fait, de nombreux voyageurs qui ont utilisé sa formule en lui faisant une totale confiance ont eu la désagréable surprise après leur saut de voir leur voyage... comment dire ?



...de voir leur voyage ...pour ainsi dire tourner court



...oui court, très court même



...avec toutes les fâcheuses conséquences



...qu'on peut imaginer



...imaginer, ou même constater.

Deux-cent-quarante-et-unième bouteille

Au fait, connaissez-vous l'homme qui le premier travailla à la vulgarisation de cette science du saut -ou du passage, si vous préférez- ?

Celui qui au terme de décennies de recherches difficiles mit enfin au point la désormais universelle formule :

"sous le pavé les plages ?"

Cette sorte de sésame éternel à qui le voyageur d' ANTIPOLE doit tant...



Ce cher professeur Tourneciel !

Deux-cent-quarantième bouteille



Eh oui, tout simplement.

Une des nombreuses façons de
passer.


Deux-cent-trente-neuvième bouteille


EXECUTE...

domingo, octubre 29, 2006

Deux-cent-trente-huitième bouteille

A vous ensuite de décider seul du sens de votre saut.

Ici ? Ailleurs ? Passé ? Futur ?

Et puis cette impalpable frontière où vous croyez être et où tout sur vous



s' EXECUTE.

Deux-cent-trente-septième bouteille

Je sais. J'ai parlé de sauts.

Mais le saut d'un seul index sur une seule touche suffit.



J'ai clairement précisé saut intérieur, n'est-ce pas ?

Deux-cent-trente-sixième bouteille

J'en ai convaincu bien peu, je le sens.

En plus, certains, curieux à l'excès sans doute, aimeraient tellement qu'on commence quand même par le commencement... (cette manie perpétuelle qu'ils ont du commencement : du leur, sans doute, d'abord... -et de leur fin, s'en soucient-ils autant ?)


Bon, d'accord. Moi, je ne voudrais pas forcément les contrarier. D'une certaine façon, de toute manière, ce sont eux qui ont raison.

Qui ont raison parce que ce sont des gens raisonnables. Et que ces gens raisonnables font les mondes ordinaires. Qui par définition composent 99,99% de la totalité des mondes mis ensemble.


Donc allons-y : donnons-le leur, ce raisonnable : appuyons sur une touche. Au hasard.




La touche du hasard le plus raisonnable qui soit,
bien entendu.


Deux-cent-trente-cinquième bouteille


Tous les sauts ne sont pas physiques.


J'ai parlé d'intérieur.

Deux-cent-trente-quatrième bouteille

- Alors, comment fait-il ?

- par des sortes de sauts intérieurs qui le propulsent...



- le propulsent ? de l'intérieur ?

- le propulsent, oui, de l'intérieur, avec ou sans élan...



- avec ou sans élan ?!! Mais c'est du délire !

- non ; juste de la volonté.



- de la volonté ?



- oui, des sauts à volonté... Le voyageur d'ANTIPOLE procède ainsi ; une volonté assez particulière j'en conviens, mais bien réelle pourtant. Et c'est ainsi qu'il avance...

sábado, octubre 28, 2006

Deux-cent-trente-troisième bouteille


Bien sûr, dans la série des pourquoi, beaucoup s'interrogent sur la nature exacte des passages, si l'on peut dire, qui mènent d'un aspect du monde à un autre...

A une telle question, en fait, il n'y a pas de réponse unique.

Ni à la verticale, ni à l'horizontale, ni même à la diagonale de tous ces mondes, et cela qu'on les prennent collectivement ou individuellement.

Ni d'ailleurs, à vrai dire, dans aucun de tous les sens, aussi bien du terme que du commencement.

Deux-cent-trente-deuxième bouteille


A ce point de mon départ d'ANTIPOLE, et à celui où je me trouve présentement, un grand nombre des destinataires de mes bouteilles réclament sans aucun doute quelques nouveaux éclaircissements.

Eclaircissements est-il d'ailleurs le mot le plus juste, en un voyage où les rencontres modifient à tout instant le jeu des ombres et des lumières, celui des formes avec les formes, celui de ces formes avec les forces régissant ce que l'on nomme encore chez vous, à défaut de mots ininventés à ce jour, LE TEMPS, L'ESPACE ?

Il ne m'appartient pas complètement de vous répondre ici : ces quelques minuscules fragments enfermés dans le verre fragile et souvent malmené de mes bouteilles ne seront jamais que des indices, des signes plutôt, jetés à la côte de vos yeux, de vos sens je l'espère en appétit d'un réveil, sinon d'une connaissance à jamais impossible...

A vous donc de réunir au gré des vagues, des courants et des contre-courants -sans compter l'impitoyable tri des veilleurs de récifs, la morsure des tempêtes, l'ongle si aiguisé des glaces !- à vous de réunir le fil ténu qui lie tout ça, ce lien joueur souvent mais qui pourrait bien vous apporter au final un peu de l'enseignement de ce bref voyage, sinon de ses pourquoi profonds...

Que vous dire de plus dans cette bouteille-là précisement dont le chiffre se résout au 7, et alors qu'il s'agissait bien à mon départ d'ANTIPOLE d'une manière de résolution ?

Que vous dire, que vous demander de plus sinon par le jeu de ces aléatoires mais précises bouteilles de m'accompagner un peu plus loin dans ce périple avant que celui-ci ne se termine, avant du moins que nous ne nous séparions ?

viernes, octubre 27, 2006

Deux-cent-trente-et-unième bouteille

D'où le soin extrême à apporter à la condition de son regard...



...à la condition de sa profondeur
, au degré exact de cette profondeur qui l'élève ou bien l'enlève



à l'Univers...



jueves, octubre 26, 2006

Deux-cent-trentième bouteille

A ce moment-là, je pensai à vous qui peut-être un jour recevrez l'une ou l'autre de mes nombreuses bouteilles, vous là-bas sur quelque lointain rivage de ce monde que vous croyez unique et pour ainsi dire à votre image...

Vous dont les poupées ou les statues semblent le refléter, ce regard qui est le vôtre...



...alors qu'elles ne reflètent rien, alors qu'elles ne font que poser le leur sur cette essence dont vous êtes en fait tissés,




sur votre vrai visage, en quelque sorte...


miércoles, octubre 25, 2006

Deux-cent-vingt-neuvième bouteille


Et l'un de ces visages était celui de la poupée...

Deux-cent-vingt-huitième bouteille


Voilà quelques-uns des visages que j'y avais croisés...



Les visages du passage...

Deux-cent-vingt-septième bouteille

Vous me direz : quoi de plus banal qu'une poupée ?



- Certes, quoi de plus banal...


Sauf que lors de cette plongée dans le fameux passage, j'avais eu le temps, modernité de votre monde oblige, d'en saisir quelques instants -ou plutôt quelques instantanés, comme on dit chez vous...



Et alors, face à face avec moi...

martes, octubre 24, 2006

Deux-cent-vingt-sixième bouteille

Vous me direz que les chemins sont faits pour mener quelque part.

Quelque part où nous pourrions avoir rendez-vous avec quelqu'un. Ou quelque chose.


A vrai dire, je crois que ce fut précisement le cas,
ce matin-là.


lunes, octubre 23, 2006

Deux-cent-vingt-cinquième bouteille

Car voici ce qui c'est exactement passé ce jour-là. Exactement.



Avec le jour je découvris du côté de la forêt, à quelque distance de la plage, une sorte de bassin naturel où se jetait une cascade.

L'eau y était d'une pureté rare, et seul le vert de la forêt qui s'y reflétait mettait quelque trouble dans cette transparence de ciel.

J'ai voulu m'y baigner.

Bien sûr, à présent je pense que j'aurais mieux fait de passer mon chemin.

domingo, octubre 22, 2006

Deux-cent-vingt-quatrième bouteille


Cette aube arriva.

Navrante par son exactitude si pâle face aux dérivations du rêve. Douce encore au devant de ce qui allait advenir durant ce nouveau jour-là.

sábado, octubre 21, 2006

Deux-cent-vingt-troisième bouteille




Puis, sans prévenir, après son fraîchissement le rêve entra soudain dans des fusions.





L'île semblait douée de cette sorte de phénomène de génération à sauts spontanés.

Dont la fréquence pour le moins appliquée posait une nouvelle fois la question :


OU ETAIS-JE ?


Une aube prochaine peut-être m'éclairerait-elle...


Deux-cent-vingt-deuxième bouteille

- Etait-ce donc ceci ?

- Et le rêve fraîchit.


L'éclairage revient à l'arbre de bâtisse. Des deux extrémités de la salle, décors quelconques, des élévations harmoniques se joignent. La muraille en face du veilleur est une succession psychologique de coupes de frises, de bandes atmosphériques et d'accidences géologiques. - Rêve intense et rapide de groupes sentimentaux avec des êtres de tous les caractères parmi toutes les apparences.

Deux-cent-vingt-et-unième bouteille


s'ouvrit...


Deux-cent-vingtième bouteille

Ses lèvres


Sa bouche même apparut...

viernes, octubre 20, 2006

Deux-cent-dix-neuvième bouteille

Alors il y eut cette métamorphose. Ou plus exactement ce dépouillement de sa face incertaine, contrenuite.

Et voilà que soudain parmi les arbres et sur la mer simultanément le corps à nu du rêve se dressait



devant moi.

jueves, octubre 19, 2006

Deux-cent-dix-huitième bouteille

Au coeur de la forêt...



...le corps du rêve.